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Cette phrase ponctue invariablement toutes les fins d’interviews. Il est en effet de plus en plus courant que certains attachés de
presse considèrent qu’un article est un dû. Et peu importe si l’interview s’est révélée vide de tout intérêt (en dépit des viennoiseries posées sur la
table).
Il faut voir que lorsqu’une entreprise fait appel à un bureau de presse, cela se traduit généralement par « Hé, cocotte, à la fin du mois, je veux tant d’articles sur ma pomme ». Le problème c’est que ces entreprises oublient souvent que, pour parler de sa pomme, ces poires de journalistes ont besoin d’une chose toute bête : une information ! (oui, je sais, c’est ballot)
A l’instar du hard rock et des chasseurs, il y a le bon et le mauvais attaché de presse :
- un bon attaché de presse, il a une info, ben…il obtient une parution.
- un mauvais attaché de presse, il a pas d’info, ben…il obtient une parution.
Les plus cyniques penseront sûrement que c’est en fait
l’inverse (petits malins, va !). Mais à long terme, non ! Se tire une balle dans le pied tout attaché de presse capable de dire « Hé bichette/coco/mamour/ma couille, cette société lance
un grand plan de développement ? Une interview t’intéresse ? », tout en sachant pertinemment que ce « grand plan » est vieux de trois ans, ou consiste juste à changer la
moquette du siège.
Car une fois que le journaliste prend conscience qu’il vient de se faire enfiler (à sec et sans petit bisous avant), tout se dérègle. La société harcèlera l’attaché de presse pour savoir quand paraitra l’article, l’attaché de presse harcèlera le journaliste pour savoir quand paraitra l’article, et le journaliste va se mettre à exécrer ardemment cette société et ce bureau de presse qui lui a fait perdre son temps et sa patience (et en plus, vindiou de vindiou, le café servit lors de l'ITW était dégueu).
Combien d’interviews obtenues uniquement sur de fausses promesses de nouveautés ? Combien d’interviews obtenues uniquement après un travail de sape via harcèlement téléphonique, n’aboutissant que sur des entretiens mous, creux, et sans intérêt ?
En fait, un bon attaché de presse est celui qui arrive à
répondre aux demandes parfois surréalistes de ses clients tout en évitant aux journalistes de froisser leur déontologie (oula, un gros mot) à force d’écrire des interviews que même la presse people en voudrait pas (et
pourtant, d'habitude, elle fait pas sa mijaurée, la gourmande).
Mais vu que ce sont les clients qui signent les chèques, ce sont généralement les journalistes qui finissent par l’avoir dans le dos (en bas, au fond, et à droite).

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